dimanche 30 octobre 2016

LE SERMON ET LE SERMENT DE JUNCKER

Le fameux traité CETA est signé par les parties concernées, la CE et le Canada, malgré la signature de ce dernier, les citoyens restent dubitatifs, méfiants et circonspects, mais, il n’y a pas que le peuple qui doute de l’honnêteté des mandataires de la communauté européenne et du gouvernement canadien. Le gouvernement wallon qui a résisté et « freiné » le processus certainement établi depuis longtemps reste lui aussi méfiant, lors du vote au sein du gouvernement wallon, certes, les membres ont obtenus une majorité nécessaire grâce aux habituels opposants de droite (MR) qui ont bien naturellement votés POUR et hier le premier canadien s’est empressé de refaire le chemin vers la vieille Europe pour apposer son seing au bas de la page qui constituera le C.E.T.A .
Le Premier ministre canadien Justin Trudeau s'est dit dimanche "tout à fait content" que l'accord commercial entre l'UE et le Canada (CETA) ait suscité de vifs débats en Wallonie, au point de retarder de trois jours sa signature officielle, car c'est le propre de la démocratie d'être confronté à des défis, a-t-il commenté après la cérémonie de signature.
M. Trudeau interrogé sur l'attitude de la Wallonie, qui a refusé avec les autres entités francophones de Belgique, de déléguer son pouvoir de signature au gouvernement fédéral tant que ses objections et préoccupations à propos du CETA n'étaient pas rencontrées.
"Je suis en faveur de la démocratie et les défis que nous avons, en tant que chefs d'Etat ou de gouvernement, c'est de mettre de l'avant les meilleures propositions pour aider nos citoyens et bâtir un monde meilleur, c'est notre responsabilité", a-t-il commenté. "Ce qui fait partie intégrante de ces défis, c'est d'avoir des voix en opposition qui nous demandent à tout moment de justifier que la décision qu'on est en train de prendre, c'est la bonne. C'est essentiel, dans une démocratie, d'avoir une multiplicité de voix qui vont partager leurs préoccupations."

Voilà donc le président de la Commission, Jean-Claude Juncker rassuré et par la même occasion « boosté » et « gonflé » au point de faire son sermon au président du CDH , le parti catholique démocratique et humaniste francophone. Juncker s’est offusqué des accusations disant que le CETA détruirait les normes sociales. Juncker a également appelé "ceux qui sont dans la rue" à "aussi écouter et entendre de temps à autre" la position de la Commission, alors qu'une action de protestation s'est tenue dimanche matin devant le Juste Lipse où se tenait le sommet. Il faut aussi retenir les propos spontané des intervenants
« Bien joué », « on a pu réussir » et encore "Quelle patience !", avait lancé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, au Premier ministre canadien Justin Trudeau à son arrivée peu après midi au Justus Lipsus, le siège du Conseil de l'UE. Enfin ; "Les choses difficiles sont difficiles, mais on a pu réussir", a-t-il ensuite dit au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Les trois hommes se sont donné l'accolade dès la sortie de voiture du Premier ministre canadien. Le Premier ministre canadien n'a pas fait de déclarations à la presse, se réservant pour la conférence de presse finale.

"Tout est bien qui finit bien", avait résumé M. Juncker devant la presse peu auparavant. Si vous voulez mon avis, moi, je ne suis aucunement rassuré sur la suite de ce « libre-échange » !!.

1 commentaire:

Christiane Leclere a dit…

De quel droit, Monsieur Junker, vous permettez-vous de nous infliger votre immonde sermon ? Nous n'avons aucune leçon à recevoir d'un gangster, rentrez chez vous avec vos casseroles et foutez-nous la paix. Nous ne voulons pas de votre UE faite de banquiers et de multinationales.

Ajoutez vos réactions, vos commentaires m'intéressent beaucoup

Je suis toujours intéressé de savoir ce que les citoyens pensent de leurs dirigeants, qu'ils s'agissent des ministres ou de la Monarchie et bien entendu de la magistrature, bref , l'ensemble de la classe dirigeante de ce pays..